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Au fil des événements — Archives 2026


48e Pèlerinage Macerata-Lorette


marche Lorette

ABL, 14 mai 2026 — Le 48ᵉ pèlerinage à pied Macerata-Lorette aura lieu le samedi 13 juin prochain. Il aura pour thème : « D’où me connais-tu ? » (Jean 1, 48). Une AFFICHE a été préparée à cette occasion. Dans un courriel, notre ami, Frère Alexis, m'a communiqué la traduction française du texte mis en ligne sur le site web de ce pèlerinage. En voici la traduction :

« Comment me connais-tu ? » (Jean 1,48)
Comment l’espérance renaît et la paix fleurit

Tel est le thème de ce 48ᵉ pèlerinage à pied Macerata-Lorette.

Aux premières lueurs du matin, alors que la plupart des gens dorment encore, une foule se rassemble à Lorette pour voir de ses propres yeux un phénomène surprenant : des dizaines de milliers de personnes qui, après avoir marché, prié et chanté toute la nuit, arrivent avec la fatigue dans les jambes, mais le sourire sur le visage.

Dans un contexte où le sacrifice fait peur et où l’effort est évité, comment est-il possible que tant de personnes viennent de villes et de villages parfois très éloignés, et même de l’étranger, pour accomplir cette marche nocturne ?

« Comment me connais-tu ? » Le thème que nous proposons chaque année naît de la tentative de comprendre ce paradoxe qui, à l’approche des cinquante ans d’histoire de la renaissance du pèlerinage Macerata-Lorette, continue de nous interroger.

« Le plus grand miracle, celui qui frappait les disciples chaque jour, n’était pas celui des jambes redressées, de la peau purifiée ou de la vue retrouvée. Le plus grand miracle était un regard révélateur de l’humain auquel on ne pouvait se soustraire. (…) Qu’est-ce qui a bouleversé Zachée ? Qu’est-ce qui l’a renversé et transformé ? Il a simplement été pénétré et accueilli par un regard qui le reconnaissait et l’aimait tel qu’il était. La capacité de saisir le cœur de l’homme est le miracle le plus grand, le plus persuasif. »

Dans ce peuple de la nuit résonne, d’une certaine manière, cette surprise de l’Évangile : l’expérience d’être accueillis et aimés tels que nous sommes devient plus forte que toute opinion négative, plus convaincante que toute invitation au scepticisme ou à la colère.

Nathanaël demande à Jésus : « Comment me connais-tu ? », parce qu’il se sent vu au plus profond de lui-même. C’est le même émerveillement qui, sur le visage des pèlerins, révèle Jésus encore présent et capable d’éveiller la même question dans le cœur de ceux qui le rencontrent. Même Zachée, publicain et homme riche, n’a plus besoin du pouvoir pour entrer en relation avec les autres ; au contraire, la présence des plus pauvres devient en lui source d’émotion et initiative de charité, à l’imitation de Jésus. De la même manière, l’expérience des pèlerins sème une graine d’émotion, d’espérance et de désir de paix dans la terre de l’incertitude de nos frères humains.

La marche d’une nuit nous aide à comprendre que toute la vie est un pèlerinage à la suite de ce regard de Jésus qui nous révèle à nous-mêmes et nous accompagne dans chaque circonstance de la vie et de l’histoire.

« Désarmez les paroles, levez les yeux, gardez le cœur. (…) Levez les yeux. Comme Dieu le dit à Abraham : “Regarde le ciel et compte les étoiles” (Gn 15,5) : demandez-vous où vous allez et pourquoi. Gardez le cœur : la relation vient avant l’opinion, la personne avant le programme. Ne gaspillez ni le temps ni les occasions : pour reprendre une expression augustinienne, notre présent est une intuition, un temps que nous vivons et dont nous devons profiter avant qu’il ne nous échappe des mains. » (Léon XIV, Dessiner de nouvelles cartes de l’espérance).

Merci Frère Alexis pour cette traduction.

Bon pèlerinage!